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Fiche d'informations
CAMEL
Pays : England Genre : Rock Progressif Symphonique Dates : 1972 URL : cliquez ici - Avis : 529 note(s) et 54 critique(s) - Moyenne albums : 8.04 - Classement : 511 - Consultations groupe : 87429
- Avis : 529 note(s) et 54 critique(s) - Moyenne albums : 8.04 - Classement : 511 - Consultations groupe : 87429
Article
15/10/2003
Et voilà , cétait la dernière tournée de Camel. Le dernier concert à Paris. Après le concert repoussé de juin et malgré l'attente, un public chaleureux a su remplir de sa ferveur une salle de l'Elysee Montmartre pas tout à fait pleine mais acquise à la (juste) cause. Pas complet ? Qu'à cela ne tienne ! La représentation fut à la hauteur de l'événement et tant pis pour les absents ! Vous étiez prévenus. Les lumières s'éteignent. Un bonjour rapide et zou, les premières notes d'un "Lady Fantasy" enchanteur... déjà , le concert s'annonce de grande classe ! Pas de doute, nous aurons droit à du premier choix ! Embarqués sur les rails d'une gig de 2h30 sans interruption, les 30 ans de carrière du chameau nous offrent dans le désordre "Mother Road", "Fox Hill", "Drafted", "Rhyader/Rhyader goes to town", "For Today"... bref, que du bon, du très bon, du jouissif pour les fans ! Nous passons par l'incontournable instrumentale "Ice", d'une beauté à l'épreuve du temps ; une pause mélancolique pour un hommage au regretté Pete Bardens sur le vibrant "Spirit Of The Water" délicatement chanté par Colin Bass et nous voici de nouveau transportés sur un "Echoes" qui n'a rien à envier à l'éponyme des flammands roses. Côté musiciens, une solide rythmique prouve que notre amis québécois Denis Clément sait dégager une folle énergie aux baguettes tout en restant en parfaite harmonie avec l'horlogerie suisse de Colin Bass, également très présent au chant. Un peu esseulé sur la gauche de la scène, Ton Scherpenzeel (qui remplaçait Guy LeBlanc dont l'épouse est souffrante) fut un poil décevant, dégageant des sonorités un peu limites, des soli plus ou moins inspirés mais souffrant surtout d'une sono un peu faiblarde sur ses claviers. Forcément, le public n'avait de yeux que pour son "guitar hero" : Andy Latimer dont le jeu légendaire reste blindé au feeling quatre étoiles. Maitrise, rigueur, pureté du son. Et n'oublions pas ses passages de flutes (traversière ou à bec) qui déclenchèrent l'enthousiasme général ! En un mot : impeccable. Bref, dans tout ce bestiaire, deux rappels viendront nous achever par leurs fracassantes joutes musicales. Un "Never Let Go" déchainé où chacun ira de son solo et pour finir un "Lawrence" aérien et magique. Quelle énergie ! A propos, ils ont quel âge ces gars là ? Même si les visages sont marqués, le talent reste intact. Le bonheur de jouer évident, qui se transmet au public émerveillé. Le concert a tenu ses promesses, on en ressort heureux d'avoir assisté à ce spectacle. La nuit était tombée depuis longtemps mais nous avions des étoiles et des notes plein la tête. 30 ans déjà . Seulement, oserais-je ajouter. Et l'espoir, toujours là , de les revoir un de ces jours pas très loin d'une scène... Cyrille Delanlssays
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