Suivre @AmarokProg
The Jewel (remastered) by Pendragon
Année album : 2005 Type : cd Studio Nb disque : 1 Durée totale - 67:49 Label : Toff Records / Inside Out
- Moyenne album : 8.11 - Classement album : 3088 - Consultations album : 11041
Critique de The Jewel (remastered)
08/02/2006
Vingt ans après, que reste-t-il à dire de cet album qui marqua ce soi-disant "renouveau du rock progressif" de la première moitié des années 80, au même titre que les premiers Marillion, de "The sentinel" de Pallas ou encore "Facts and fiction" de Twelfth Night ? Le LP comme le CD souffraient d'une production assez limitée, surtout le mastering et le pressage du LP lui-même⦠Je dois avouer avoir toujours eu une nette préférence pour "9:15 live" - très bien enregistré et produit et témoignant d'une forme éblouissante des musiciens tout en reprenant 5 des 7 morceaux de l'album dans des versions souvent supérieures. Une chose est certaine : le mastering du CD initial laissait vraiment à désirer. Avec ce remaster, beaucoup d'améliorations ont eu lieu. Il semble que les bandes multipistes de tous les morceaux n'aient pu être retrouvées, mais en tout cas, le taux de pleurage et souffle a été considérablement diminué au point d'être quasiment imperceptible, désormais. Il est vrai que l'amélioration sonore semble moins frappante sur le premier titre "higher circles", sautillant, rock et progressif en moins de 4 minutes, avec ces solos de guitares tournoyants qui semblent issus de Genesis avec une touche jazz rock. La batterie garde un son un peu trop sifflant mais les claviers sont mieux audibles et le son a pris un peu d'ampleur. Sur les autres morceaux, l'amélioration est plus notable. En fait, avant la formation désormais inchangée depuis des lustres avec Peter Gee, Clive Nolan et Fudge Smith, le groupe en a connu bien d'autres. Sur les deux premiers efforts discographiques, on a ainsi Rik Carter aux claviers (dont le son était un peu trop léger) et le très compétent Nigel Harris aux percussions (on croirait entendre Ian Mosley). Et quant aux morceaux eux-mêmes ? J'en entends déjà dire que "ça a pas mal vieilli", n'est-ce pas ? Et bien, non, je ne suis pas d'accord et ce n'est pas seulement de la nostalgie. Les compositions de ce premier véritable album de Pendragon sont toutes d'un très bon, voire d'un excellent niveau, y compris celles quasiment jamais reprises en live depuis : "the pleasure of hope" (OK, c'est sans doute le titre le moins marquant) et le plus long "oh divineo", largement instrumental. Pendragon à cette époque n'a pas besoin de faire forcément des titres de plus de 6 minutes pour être progressif, dans les structures rythmiques du moins. Le groupe est ouvertement inspiré par Genesis et Camel et on pense aussi à Marillion, mais il y a là une personnalité réelle. Même si chaque morceau ou presque recèle des moments calmes et mélancoliques, c'est bien par son dynamisme, son enthousiasme et ses performances instrumentales brillantes que le groupe se distingue⦠On note immédiatement, malgré la grande importance des claviers, qui peuvent avoir des sonorités prog typiques (genre minimoog !), le côté plus rock et les influences jazz rock qui transparaissent souvent dans le jeu fluide et véloce de Nick Barrett d'alors. Les deux sommets de cet album sont probablement les deux morceaux les plus longs (syndrome du progfan typique ? Oui, peut-être !). D'abord "Alaska", d'abord lent et sombre, mystérieux, peu chanté en fin de compte avant que n'arrive l'immense partie instrumentale virevoltante où Barrett délivre un de ses solos de guitare les plus admirables, aussi mélodique et construit que complexe â et doublé par le synthé de Carter ! Ensuite, les dix minutes de "the black night" aux atmosphères alternativement mélancoliques et épiques qui rappellent un peu les premiers Marillion, en plus puissant. Pour cette version, comme sur le premier CD, le groupe a rajouté la moitié de leur 1er mini-LP, soit le plutôt rock "fly high fall far" et le très mélodique et aérien "victims of life" mais il a également réenregistré complètement deux très vieilles pièces assez rapides et enfiévrées, présentes sur la compilation "Once upon a time in england vol. 1" avec un son franchement faiblard : "armageddon" et insomnia". Ici évidemment, ce sont les deux morceaux qui bénéficient de la meilleure production et apportent un petit plus bien agréable dans le style proche de "The Jewel". Malgré la superbe et nouvelle illustration qui orne le livret, on pourra néanmoins regretter que l'ancien design ne soit repris nulle part et que ce livret ne contienne aucun commentaire du groupe⦠A part cela, cette nouvelle version est une franche réussite. Marc Moingeon
KOID9
Votre Note
L'opinion des abonnes
8.0
8.5
9.0
4.0
Voir toutes les critiques
Critiques incontournables
Love Over Gold... (02/08/12)
Hand. Cannot. Erase.... (04/03/15)
English Electric (part One)... (25/09/12)
Grand Hotel... (26/12/15)
Shrine Of New Generation Slave... (16/01/13)
12 Stories Down... (27/06/05)
Alchemy... (09/09/13)
So... (24/02/06)
Syndestructible... (28/02/06)
The Piper At The Gates Of Dawn... (03/12/06)
Autres albums du groupe
The History 1984-2000 ... (10)
And Now Everybody To The ... (9.08)
Fallen Dreams And Angels ... (9.07)
Concerto Maximo Live Cd D ... (8.8)
Utrecht ...the Final Fron ... (8.75)
Out Of Order Comes Chaos ... (8.5)
The Masquerade Overture ... (8.4)
Les Classiques
Rajaz ... (8.26)
Oyster ... (0)
The Deepest End: Live In ... (0)
Thriller ... (6.5)
The Shadows [1961] ... (8)
In The Court Of The Crims ... (9.18)
Tightly Unwound ... (8.17)
Ãnergie Positive ... (9.5)
Ok Computer ... (8.42)
The Big Lad In The Windmi ... (6.25)
AmarokProg - Rock, Folk, Rock Alternatif, Metal, Prog Rock, Hard Rock, Blues, Bluegrass, Jazz, Celtique... le webzine musical avec albums, groupes, discographies, critiques, videos et extraits... Copyleft 2005/2013