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Random Access Memories by Daft Punk
Année album : 2013 Type : cd Studio Nb disque : 0 Durée totale - 74:30 Label :
- Moyenne album : 7.55 - Classement album : 5731 - Consultations album : 7502
Critique de Random Access Memories
30/07/2013
Câest lâhistoire dâun coup marketing bien orchestré. Rien dâétonnant de la part de Daft Punk aux talents dâorchestration démontrés depuis des lustres. Quelques semaines ont passé depuis la sortie de lâenfant prodigue, de lâalbum lumineux que tout le petit monde de la presse à paillette attendait les yeux fermés et les bras ouverts (ou le contraire). Et ce nâest pas le single « Get Lucky » qui allait contredire cette cohorte convaincue par avance, avec son tempo fluide, ses arrangements sur le fil, ses cocottes endimanchées et son riff funky, à faire venir lâété avant lâheure. Et en plein printemps pourri, le morceau était plutôt bienvenu, même avec Pharell Williams derrière le micro. Avec lâheure et quart (!) de musique livrée sur Random Acess Memories, le duo français (Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo pour les intimes) sâacquitte dâun retour aux affaires dont on pourra finalement (fatalement) se remettre sans trop de soucis. Alors que la bande originale de TRON Legacy avait su élever les capacités mélodiques DPesques habituelles, la simple écoute de « Give Live Back To Music » introduit un funk ultra classique, bien fichu mais sans originalité, ponctué du sempiternel vocoder pour ligne de chant. Rien de tortueux. Rien de troublant. La suite prolongera cette apnée seventies avec plus ou moins de brio. De la BO érotico-poisseuse de « The Game of Love » à lâhommage gonflé à Giorgio Moroder (« Giorgio by Moroder ») où flotte un sentiment à la fois mortifère, des longueurs inutiles et un final puissant en faisant le titre gonflé au tout paradoxal. Slow platouille (« Within »), du pop passe partout (« Instant Crush » très Eye In the Sky de Alan Parsons Project), du funk bercé au Prince (« Lose Yourself to Dance »), des accents plus jazzy où les DP ont eu le bon goût de venir rechercher Paul Williams (le Swan de Phantom of the Paradise), de lâinstrumentale qui tourne un peu en rond (« Motherboard »), de la soul night club (« Fragments of Time »), de lâanecdotique pur et simple (« Doiâ It Right ») et un final, enfin, en forme de BO saturée que Moby nâaurait pas renié (« Contact »). Ce voyage dans le temps, qui se retourne sur lui-même, les Daft Punk le réalise bien accompagné (Todd Edwards, Chilly Gonzales, Nathan East, Omar Hakim etc.) et surtout avec une qualité sonique hors norme. Câest dans ce domaine que le sillon creusé est le plus fertile. Toute une génération électro sâest engouffrée dans la brèche depuis 2001. De lâeau a coulé sous les ponts mais les Daft Punk tiennent encore la corde. Cyrille Delanlssays
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