Pas grand-chose. Au risque de me répéter inlassablement depuis quelques années (la vieillesse devrait me pousser à parler de radotage), la future version du site n’est toujours pas disponible.
Des éléments de travail sont là (ça fait cosy) mais rien n’avance vraiment. Bref, il faut encore se contenter d’une vieille guimbarde qui a le mérite de fonctionner relativement correctement et de plaire (encore, un peu, l’espoir fait vivre). Évidemment, après plus de 8 ans d’existence, AmarokProg arrive à la croisée des chemins. Pour changer de peau à moindre frais, peut-être faudrait-il revoir le concept même du site et séparer la base de données de son axe purement éditorial. En clair, laisser tomber une base de données importante au profit d’une forme de blog amélioré.
Difficile de s’y résoudre malgré tout. Déjà, cette base de données est le fruit d’un gros boulot de mises à jour… ensuite, elle reste une source d’informations appréciable pour tout amateur des musiques progressives (les autres genres étant assez peu représentés c’est vrai).
Alors voilà, on bouge, on réfléchi, on se pose plein de question sur comment, sur pourquoi, sur plein de choses et nous voici déjà aux portes de 2012, la dernière année potentielle selon les Mayas. Qu’ils aient eu raison ou tort, les chiffres de 2011 sont là pour témoigner de la bonne santé du site :
- près de 13 millions de pages consultées depuis 2003
- plus de 2.6 millions de visiteurs
- plus de 920 chroniques originales rédigées (en 8 ans !)
- plus de 120 articles ...
- plus de1300 actualités ...
- plus de 6700 artistes et près de 34.000 albums référencés
- plus de 2750 inscrits ...
Cette année encore, le site aura de nouveau flirté avec la barre des 2.000.000 de pages consultées pour plus de 435.000 visiteurs uniques. Depuis sa création, AmarokProg poursuit sa progression et s’impose un peu plus comme un site de référence dans le domaine du rock progressiste.
Bref, merci à vous pour votre fidélité et l’intérêt que vous portez au site !
Pour éviter toute littérature abracadabrantesque en ces temps de restrictions à tout va, le compte rendu ritualisé se contentera de mettre les petits pieds dans les grands plats ou le contraire. Au choix. Bref, cette année aura été une nouvelle fois prolixe… avec plus de 1100 albums référencés dans la base de données AmarokProg. Une référence pas forcément exhaustive mais le résultat est là. Moins de nouveaux venus marquants mais une belle poignée de grands noms sur le retour. Et poursuivant la pente empruntée depuis quelques années, certaines variations progressives, telles que le néo-progressif pour ne citer qu'elle, tendent à se diluer peu à peu au profit d’un renforcement des positions portées soit sur un son très seventies (AGENTS OF MERCY, BEARDFISH etc.), soit sur un son plus moderne zieutant vers un post rock alternatif avec des pépites atmosphériques (ouf) (PAATOS, LONG DISTANCE CALLING, LUNATIC SOUL etc.).
Cet entre-deux ne doit pourtant pas faire oublier la tripotée de formations plus ou moins installées dans le genre qui ont remis leur ouvrage sur le travail avec des valeurs sûres qui ont assuré (KARMAKANIC, ANATHEMA, PHIDEAUX, THE TANGENT, OPETH, GLASS HAMMER, WHITE WILLOW), des confirmations (AIRBAG, LONG DISTANCE CALLING), des retours plus ou moins frissonnants (YES, KING CRIMSON, KATE BUSH, VDGG, GNÔ, IONA, ARENA, AFTER CRYING), des solistes inspirés (STEVEN WILSON, NEAL MORSE, PETER GABRIEL, STEVE HACKETT, DEREK SHERINIAN), des chamboulements importants (DREAM THEATER sans Mike Portnoy, SPOCK’S BEARD et le départ de Nick D'Virgilio), des groupes mainstream qui poursuivent leur pérégrinations progressistes dans le bon sens (RADIOHEAD) ou en travers (le franchement loupé de COLDPLAY), quelques projets pschiitttt (JOHN WETTON, FACTORY OF DREAMS, TRIOXYDE) et assez peu de belles révélations à suivre (EN PLEIN AIR).
Quelques DVD hauts en couleur (UNITOPIA, THE TANGENT, STEVE HACKETT, PETER GABRIEL, MARILLION), d'autres qui poussent le bouchon mercantiles un peu loin mais toujours avec classe (NEAL MORSE, TRANSATLANTIC) et un gros concentré d’albums agréables (MAGENTA, NEMO, PENDRAGON, WITHIN TEMPTATION, MAGIC PIE, BELIEVE, SKY ARCHITECT, OZRIC TENTACLES) à côté de petites choses auxquels il manque l'ingrédient indispensable pour transformer le plomb en or (PALLAS, POOR GENETIC MATERIAL).
Paradoxalement, si nous avons pu découvrir de nombreux albums franchement réussis, voire très bons, 2011 aura été avare en œuvres majeures ou bénéficiant immédiatement de l’estampille de "classique du genre". Mais seul le temps nous dira si dans cette floppée de belles choses, certaines parviendront à gravir les marches des grandes œuvres.
Bref, cette belle brochette d’albums confirme, si besoin, la vitalité d’un genre aussi protéiforme que le rock progressif.
Enfin, petite révision géographique puisqu'avec 7 albums dans le Top 10 annuel, l’Europe prouve une nouvelle fois que le vieux continent est décidemment très performant quant il s’agit de se frotter à un genre qu’il a enfanté. Un classement qui repose principalement sur des valeurs sûres (huit artistes ayant été classés les années précédentes), ne laissant que peu de place aux confirmations ou aux nouveaux venus.
Entre joies et peines (et tous les grands disparus pour qui nous avons une pensée), 2011 s’achève sur une coda annonçant déjà le retour du printemps musical : Alan Simon et son dernier volet Excalibur, Spock’s Beard (avec un coup de main de... Neal Morse !), Riverside, Muse, The Pineapple Thief, Hogarth/Barbieri et Gazpacho s'annoncent pour très bientôt. Le mélange de l’ancien et du nouveau, les yeux et les oreilles droits devant.
A la rigueur :The Suffering Joy (Magic Pie) - Breaking The Cycle (Marbin) - Green Largo (Antiklimax) - The World Is Round (Believe) - Visions From Cosmos II (Lucid Dreams) - Modern Ruin (Covenant) - Light Years Home (Apocalypse) - Démon Hardi (Jack Dupon) – GrantorinoProg (Los Grantorinos) – XXV (Pallas) - Island Noises (Poor Genetic Material) - Hey Carlos (Trioxyde) - A Journey Into The Sun Within (Travellers) - The Seventh Degree of Separation (Arena) - The Heavy Soul Sessions (Djam Karet) – Majestic (Labyrinth) - Shattered Lines (Atto IV) - The Northern Religion Of Things (NoSound) - Paper Monkeys (Ozric Tentacles) - The Lilypad Suite (John Wesley) – Tempo (Banda Do Sol)
Les flops : This Mortal Coil (Redemption) - Raised in Captivity (John Wetton) - Dead End Circle (Coma Divine) - The Hymn of a Broken Man (Times of Grace) - Cipher And Decipher (Copernicus) – Melotronical (Factory of Dreams)
- Airbag avec All Rights Removed (Norvège – 2ème album studio)(lire la chronique)
- En Plein Air avec En Plein Air (Italie– 1er album studio) (lire la chronique) - Long Distance Calling avec Long Distance Calling (Allemagne – 2ème album) (lire la chronique) - Cosmograf avec When Age Has Done It's Duty (Allemagne– 2e album) - Sky Architect avec A Dying Man’s Hymn (Pologne– 2e album) (lire la chronique)
Retour 2011
- Yes (Angleterre) après 10 ans d’absence avec l’arlésienne « Fly From Here »
- Kate Bush (Angleterre) doublement de retour, 6 ans après « Aerial » avec « Director's Cut » et « 50 Words For Snow » - After Crying (Hongrie) après 10 ans de silence avec l'album « Creatura »... - Arena (Angleterre) après 7 ans de silence sur l’album relativement anodin « The Seventh Degree of Separation »
Label 2011
- KScope (Angleterre) avec les albums de Steven Wilson (« Grace For Drowning »), Lunatic Soul (« Impression »), Anathema (« Falling Deeper »), les rééditions de The Pineapple Thief,le live de Gazpacho et la signature du duo Steve Hogarth/Richard Barbieri !
Stakanoviste 2011
- Kate Bush pour l’album simple, double ou triple selon l’édition de ses reprises réarrangées « Director’s Cut » et le nouvel album studio « 50 Words for Snow ». Du (presque) jamais vu pour une artiste si rare depuis 20 ans…
Et évidemment le trio infernal habituel…
- Steven Wilson : Grace For Drowning (Steven Wilson) + Atlanta Live (Porcupine Tree) + Welcome to my DNA (Blackfield) + la remasterisation du catalogue de King Crimson + la remasterisation du classique Aqualung (Jethro Tull) + le mixage de Heritage (Opeth) et de Falling Deeper (Anathema)
- Neal Morse : Testimony 2 (Neal Morse) + Testimony 2 Live in LA CD/DVD (Neal Morse) + A Proggy Christmas (Neal Morse) + More Never Is Enough CD/DVD (Transatlantic)
- Roine Stolt : The Black Forest (Agents of Mercy) + Tour Kaputt CD/DVD (The Flower Kings) + More Never Is Enough CD/DVD (Transatlantic)
Prix de la chanson 2011
- Sad Night At the Airfield (Yes) tiré de “Fly From Here” (lire la chronique)
- It's For You (Neal Morse) tire de “Testimony 2” (lire la chronique) - Among Angels (Kate Bush) tiré de “50 Words For Snow” (lire la chronique) - The Bridge (Airbag) tiré de “All Rights Removed” (lire la chronique) - The Ancient Veil (Iona) tiré de “Another Realm” (lire la chronique) - Deform to Form a Star (Steven Wilson) tiré de “Grace For Drowning” (lire la chronique)
Prix de l'instrumentale 2011
- Impression III (Lunatic Soul) tiré de “Impressions ” (lire la chronique)
- Belle de Jour (Steven Wilson) tiré de “Grace For Drowning” (lire la chronique) - Oceana (Derek Sherinian) tiré de “Oceana” (lire la chronique) - Light Them All Up (Airbag) tiré de “All Rights Removed” (lire la chronique) - Sectarian (Steven Wilson) tiré de “Grace For Drowning” (lire la chronique)
Prix du gros morceau appelé également, pour être commode, suite à tiroirs 2011
- Homesick (Airbag) tiré de “All Rights Removed” (lire la chronique) - Seeds Of Gold (Neal Morse) tire de “Testimony 2” (lire la chronique) - And The Stone Said If I Could Speak (Beardfish) tiré de “Mammoth” (lire la chronique) - Raider II (Steven Wilson) tiré de “Grace For Drowning” (lire la chronique)
- New Blood Live (Peter Gabriel) combo blu-ray/dvd/cd/livre - More Never Is Enough (Transatlantic) combo dvd/cd - Testimony 2 Live in LA (Neal Morse) combo dvd/cd - A Dramatic Turn of Events (Dream Theater) edition deluxe (lire la chronique)
- Noel Gallagher : Noel Gallagher’s High Flying Birds (Angleterre) - Alexandre Desplat : Tree of Life (France) - Cécile Corbel : Songbook vol. 3 (France) (lire la chronique)
- Blackfield : Welcome to my DNA (Angleterre / Israël) (lire la chronique) - Kevin Costner & Modern West : From where I Stand (États-Unis) (lire la chronique) - The Jayhawks : Mockingbird Time (États-Unis) - Indigo Girls : Beauty Queen Sister (États-Unis) (lire la chronique) - Kyle Eastwood : Songs From the Château (États-Unis) (lire la chronique) - Gnô : Cannibale Tango (France) (lire la chronique) - Ãmilie Simon : Franky Knight (France)
A la rigueur :All You Want (Toad the Wet Sprocket) – Storybook (Casey Chambers) - Beyond the Sun (Chris Isaak) - Sweetheart Of The Sun (The Bangles) - Uncover Me 2 (Jann Arden) – Biophilia (Björk) – Destroyed (Moby) - When You're Through Thinking, Say Yes (Yellowcard) - Dress To Dig (Hell’s Kitchen) - Give Till It's Gone (Ben Harper) - Different
Gear, Still Speeding (Beady Eye) - Darker Days (Stream of Passion) - Odéon 10-14 (La Ruda) – Roc Éclair (Jean-Louis Aubert)
Les flops :Les Productions TF1 / Universal et la même clique que d’habitude dont on ne retiendra pas grand-chose, en bref, toute la troupe des Enfoirés, la compilation Pagny, Johnny, etc.
Retour 2010
- The Jayhawks (États-Unis) après 7 ans d’absence avec l’album « Mockingbird Time » - Gnô (France) après 10 ans d’hybernation avec « Cannibal Tango » (lire la chronique)
Cover 2011
- Sigur Ros (Inni)
- David Lynch (Crazy Clown Time) - Biophilia (Björk) - Coldplay (Mylo Xyloto) - Sonic Youth (Simon Werther à Disparu) - Cannibale Tango (Gnô) (lire la chronique)
- Everybodyâs On the Run (Noel Gallagher) tiré de “Noel Gallagher Flying Birds”
- AKA... What A Life! (Noel Gallagher) tiré de “Noel Gallagher Flying Birds” - Oxygene (Blackfield) tiré de “Welcome to my DNA” (lire la chronique) - Paper Airplane (Alison Krauss & Union Station) tiré de “Paper Airplane” (lire la chronique) - John (Indigo Girls) tiré de “Beauty Queen Sister” (lire la chronique)
- Peter Gabriel : New Blood - Live in London (Angleterre) - Neal Morse : Testimony 2 - Live in LA (Etats-Unis) - Transatlantic : More Never Is Enough (Etats-Unis)
- Unitopia : One Night In Europe (lire la chronique) - The Flower Kings : Tour Kaputt - The Tangent : Going Off Two (lire la chronique) - Yes : Union Live - Marillion : Live in Montréal
En guise de conclusion je ne peux ajouter que mes voeux de bonheur et de santé pour 2012, qu'elle puisse être meilleure encore que 2011. Et n'oubliez pas que le monde ne tourne pas autour de la musique, c'est la musique qui tourne autour du monde.
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